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Les films Histoires d’amour

Cette année, les Rencontres font place à l’amour. « Histoires d’amour » se fait le reflet du fascinant parcours du rapport amoureux au cinéma. Une occasion rêvée de parler d’amour d’ouvrir son cœur et de dire « je t’aime ».

MERCREDI 4 MARS

Notting Hill

Coup de foudre à Notting Hill

De Roger Michell | 15h00 au Pathé Galeries


Angleterre/Etats-Unis / 1999 / 2h04 / v.o. s-t. fr / 7 (12) / Avec Hugh Grant, Julia Roberts, Richard McCabe

Présenté par Vincent Perez

 

Une star hollywoodienne (Julia Roberts) déboule dans une petite librairie de Notting Hill. Cette librairie est tenue par Hugh Grant. Et ces deux-là vont s’aimer d’un amour passionné et mouvementé. Au cinéma, tout est possible, et c’est merveilleux. Avec des dialogues ciselés incarnés par un duo d’acteurs au charme fou et une mise en scène efficace, Roger Michell réussit le pari risqué de rendre, deux heures durant, le spectateur heureux.

Le Mépris

De Jean-Luc Godard | mercredi 4 mars 15h30 au Paderewski


France/Italie / 1963 / 1h43 / VF/ 12 (14) / Avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance

Présenté par Luca Guadagnino

 

Paul Javal remanie l’adaptation de L’Odyssée que lui commande un producteur américain et que doit diriger Fritz Lang en personne. Accaparé par son travail, Javal ferme les yeux sur la cour pressante que le producteur fait à sa femme… Une des plus belles ouvertures de l’histoire du cinéma: les courbes affolantes de Bardot étendue sur un lit, sa voix – « Et mes jambes, tu les aimes, mes jambes? » – et le regard amoureux de Piccoli. Réflexion sur le cinéma, le couple et l’amour, œuvre tragique et désespérée, ce «film simple sur des choses compliquées» reste l’un des plus beaux du cinéaste.

Love Story

De Arthur Hiller | 17h30 au Pathé Galeries


USA / 1970 / 1h40 / vo.s-t fr / 12 (14) / Avec Ali MacGraw, Ryan O’Neal, John Marley

 

Malgré leurs origines sociales et culturelles opposées, Olivier et Jenny s’aiment d’un amour fou et, en dépit de l’avis du père d’Olivier qui leur coupe les vivres, décident de se marier. Une romance sentimentale à laquelle il est difficile de résister, menée par les violons de Francis Lai, qui a provoqué des torrents de larmes à toute une génération et a rencontré à sa sortie un succès commercial inespéré et fulgurant. Love Story valut à Arthur Hiller un Golden Globe, mais surtout une nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur en 1971.

City Lights

Les Lumières de la ville

De Charles Chaplin | 18h00 au Pathé Flon


USA / 1931 / 1h27 / v.o. s.t. fr. / 12 (14) / Avec Charles Chaplin, Virginia Cherill, Harry Myers

 

Le vagabond Charlot vient en aide à une jolie fleuriste aveugle qui le prend pour un homme riche… La première des originalités de ce film sonore mais sans dialogues est de demeurer fidèle au muet à une époque où le parlant triomphe, ce qui ne l’empêcha nullement de rencontrer un immense succès, aussi bien public que critique. Charlot, misérable et grandiose, incarne à la fois le clochard et le prince, l’homme valeureux et le mendiant burlesque qui sommeillent en chacun de nous. Et lorsqu’il tombe amoureux, le monde entier est fou d’amour.

Io sono l’amore

De Luca Guadagnino | 18h15 au Capitole

Projection précédée de la cérémonie d’ouverture


Italie / 2009 / 2h / v.o. s-t. fr / 12 (16) / Avec Tilda Swinton, Flavio Parenti, Edoardo Gabbriellini

Présenté par Luca Guadagnino

 

Dans la propriété des Recchi, riche famille d’industriels milanais, Emma coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir. Au printemps, elle fait la connaissance d’Antonio, surdoué en cuisine et meilleur ami de son fils. Elle découvre alors avec lui la passion et le désir amoureux… Mélodrame lyrique et ambitieux qui conte l’éveil d’une femme à la sensualité. Filmés avec élégance, les plans qui composent Io sono l’amore sont baignés d’une splendide lumière suivant amoureusement Tilda Swinton, d’une beauté sauvage.

Jules et Jim

De François Truffaut | 18h30 au Cinématographe


France/1961 / 1h45 / vf / 12 (14) / Avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre

 

Une amitié très forte unit l’Allemand Jules et le Français Jim, qui tombent tous deux sous le charme de Catherine et décident de vivre ensemble… Avec un ménage à trois comme sujet, « il fallait […] réussir un film d’amour le plus pur possible » (François Truffaut). Ce sera un hymne aérien à l’amour et au tourbillon de la vie, oscillant sans cesse entre légèreté et gravité, porté par la présence rayonnante de Jeanne Moreau en héroïne moderne et insoumise qui règne sur les coeurs.

Brokeback Mountain

Le Secret de Brokeback Mountain

D’Ang Lee | 21h00 au Cinématographe


USA/Canada / 2005 / 2h14 / v.o. s-t. fr / 14 (14) / Avec Jake Gyllenhaal, Heath Ledger, Michelle Williams

 

Dans les sublimes montagnes du Wyoming, deux cowboys s’aiment sans l’avoir prévu. En 1963, leur amour est impossible et chacun retourne à sa vie toute tracée… La nature sauvage et les grands espaces sont filmés de la plus belle manière, mais c’est surtout la délicatesse avec laquelle est décrite cette histoire d’amour, qui fait de Brokeback Montain un film marquant des années 2000. Le tempo lent des séquences fait la part belle à l’interprétation tout en retenue et en intensité de Jake Gyllenhaal et de Heath Ledger.

JEUDI 5 MARS

La Belle et la Bête

Beauty and the Beast

Séance pédagogique

De Jean Cocteau | 9h30 Salle Paderewski


France /1946 / 1h33 / VF / 8 (12) / Avec Jean Marais, Josette Day, Marcel André

Présenté par Eugène Andreanszky

 

Gratuit pour les classes du canton, sur inscription à info@r7al.ch

 

Après avoir passé la nuit dans un mystérieux château, un riche marchand ramène à sa fille Belle une rose volée à la redoutable Bête qui vivait là. Belle s’offre alors à la créature pour calmer sa colère, la prend en pitié et finit par l’aimer. Epaulé par René Clément, Cocteau réalise un magnifique conte fantastique, véritable enchantement visuel qui porte à chaque plan, la signature du poète. Jean Marais donne à la Bête son incomparable charisme, tour à tour terrifiant et envoûtant.

Letter from an Unknown Woman

Lettre d’une inconnue

De Max Ophüls | 12h30 à Pathé Galeries


Etats-Unis / 1948 / 1h27 / v.o. s-t. fr. / AGE / Avec Joan Fontaine, Louis Jourdan, Mady Christians

 

Vienne au début du siècle dernier, Stefan Brandt rentre chez lui avant un duel contre un mari trompé. Il reçoit alors la missive d’une femme qui lui dit l’amour fou qu’elle lui a porté alors qu’il n’a jamais vraiment prêté attention à elle. Deuxième film américain de Max Ophüls, cette adaptation d’une nouvelle cruelle de Stefan Zweig, érige le drame sentimental au rang de chef-d’oeuvre éternel. Loin de la femme éplorée, Joan Fontaine donne à son personnage l’envergure des plus grandes héroïnes tragiques.

Breakfast at Tiffany’s

Diamants sur canapé

De Blake Edwards  | 15h00 à Pathé Galeries


USA / 1961 / 1h55 / vo. s-t fr / 10 (14) / Avec Audrey Hepburn, George Peppard, Patricia Neal

 

Pour satisfaire son goût du luxe, Holly a quitté le Texas et mène grand train à New York. Elle cherche l’homme qui la mettra à l’abri du besoin et croit le trouver en la personne d’un riche Brésilien, sans voir l’amour que lui porte son voisin Paul… Le roman de Truman Capote critiquait les mœurs de la société new-yorkaise. Blake Edwards signe une adaptation plus personnelle, faisant de Holly, superbement incarnée par Audrey Hepburn, une biche fragile qui, pour l’éternité, promène innocemment ses lunettes noires devant la vitrine de Tiffany’s.

Casablanca

De Michael Curtiz | 17h30 à Pathé Galeries


USA / 1942 / 1h42 / vo.st-fr / 12 (12) / Avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Peter Lorre

Présenté par Isabella Rossellini

 

En 1941, pour échapper au nazisme, ils sont nombreux à rejoindre Casablanca. Chaque soir, une foule cosmopolite de réfugiés, de soldats nazis, de fonctionnaires français, se presse au cabaret Chez Rick. Un jour Ilsa, le grand amour de Rick, passe la porte, accompagnée de son mari résistant… Une œuvre mythique (et trois fois oscarisée), destinée à remonter le moral des troupes alliées pendant la guerre, dont la magie tient aux interprétations d’Ingrid Bergman et d’Humphrey Bogart et à un subtil mélange des genres, dont le suspense, l’espionnage, la romance ou encore la comédie.

Wild at Heart

Sailor et Lula

De David Lynch | 18h00 au Pathé Flon


Etats-Unis/1990 / 2h05 / v.o. s-t. fr / 18 (18) / Avec Nicholas Cage, Laura Dern, Willem Dafoe

Présenté par Isabella Rossellini

 

A peine sorti de prison, Sailor prend le large avec Lula, sa dulcinée. Il se retrouve bientôt poursuivi par un détective et un trafiquant de drogue, tous deux mandatés par sa belle-mère. De la Caroline du Nord au Texas, la route est sauvage et les rencontres insolites se succèdent… Avec ce Roméo et Juliette sous acide, David Lynch décrit l’amour fou comme personne. Palme d’or controversée au Festival de Cannes, en particulier pour sa violence, ce road movie délirant, truffé de flashback, se présente comme un conte de fées sulfureux et rock’n’roll.

Stromboli, Terra di Dio

Stromboli

De Roberto Rossellini | 18h30 au Cinématographe


Italie / 1950 / 1h21 / v.o. s-t. fr. / 14 (14) / Avec Ingrid Bergman, Mario Vitale, Renzo Cesana

Présenté par Isabella Rossellini 

 

Si Ingrid Bergman, alors star accomplie outre-Atlantique, n’avait pas écrit son admiration à Roberto Rosselini, l’histoire du cinéma n’aurait pas eu Stromboli. Tourné en décors naturels, sur l’île volcanique de Stromboli, dans une chaleur accablante, le film relate la lente conversion spirituelle d’une jeune lituanienne un peu frivole, mariée à un simple pécheur. Ingrid Bergman illumine chaque plan de sa beauté désarmante, car Stromboli n’est pas uniquement la rencontre d’Hollywood avec le néoréalisme, c’est le coup de foudre à l’écran, d’un cinéaste pour la femme qu’il dirige.

Fucking Åmål

Show Me Love

De Lukas Moodysson | 21h00 au Cinématographe


Suède – Danemark / 1998 / 1h29 / v.o. s-t. fr / 14 (16) / Avec Alexandra Dahlström, Rebecka Liljeberg, Erica Carlson

 

Prise dans le tumulte de ses 16 ans, Agnès passe plus de temps à observer les autres qu’à vivre sa vie. Il faut dire qu’elle n’est pas palpitante, la vie, à Amal, petite bourgade suédoise. Lorsque la belle Elin fait son apparition, elle en tombe follement amoureuse. Avec des images dont le grain et le cadre chahuté doivent beaucoup au Dogme95, Lukas Moodysson, dont c’est le premier film, parvient à décrire avec finesse le trouble des premiers émois.

VENDREDI 6 MARS

Annie Hall

De Woody Allen | 15h00 au Pathé Galeries


USA / 1977 / 1h33 / vo-st.fr / 12 (14) / Avec Woody Allen, Diane Keaton, Tony Roberts

Présenté par Cédric Klapisch

 

La vie est un restaurant. Non seulement la nourriture est mauvaise, mais les portions sont petites»: ainsi s’adresse au spectateur, par une de ces formules dont Woody Allen a le secret, le personnage principal du film. Comique que New York s’arrache mais désespérément malheureux en amour, il vient de vivre une nouvelle rupture. Un Woody Allen au sommet de son art réalise et interprète ici son film le plus personnel et le plus autobiographique. Quatre oscars ont fait entrer au Panthéon du cinéma cette ode burlesque et mélancolique à New York, à Diane Keaton et à la psychanalyse.

The Way We Were (1973)

Nos plus belles années

De Sydney Pollack | 17h30 au Pathé Galeries


USA / 1973 / 1h58 / vo-st.fr / 12 (14) / Avec Barbra Streisand, Robert Redford, Bradford Dillman

Présenté par Joël Chapron

 

De 1937 à 1950, la vie mouvementée du couple formé par Katie et Hubbell: leur rencontre à l’université, leur mariage pendant la guerre et leur travail à Hollywood jusqu’à la chasse aux sorcières anticommuniste qui les sépare… La chronique douce-amère des illusions perdues et d’une Amérique déchirée, magnifiquement servie par Barbara Streisand et Robert Redford au fait de leur gloire, parangons absolus du romantisme.

On The Waterfront

Sur les quais

D’Elia Kazan | 18h00 au Pathé Flon


Etats-Unis/1954 / 1h48 / v.o. s-t. fr.  / Avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb

Présenté par Samuel Blumenfeld

 

Docker New Yorkais individualiste et brutal, Terry Molloy n’est pas exactement un saint. Mais amoureux d’une des victimes d’un gang qui a mis la main sur le syndicat de sa corporation, il décide de dénoncer ces corruptions mafieuses… Superbement éclairé par Boris Kaufman qui fut le chef opérateur de Dziga Vertov, ce polar à la beauté noire fait la part belle à l’interprétation d’une rare intensité de Marlon Brando, formé par Kazan à l’Actor Studio durant ses plus grandes heures. Huit oscars ont confirmé le succès public et critique rencontré par le film à sa sortie.

Splendor in the Grass

La Fièvre dans le sang

De Elia Kazan | 18h30 au Cinématographe


Etats-Unis /1961 / 2h04 / v.o. s-t. fr. / 12 (14) / Avec Warren Beatty, Natalie Wood, Pat Hingle

Présenté par Marie Gillain

 

Kansas, 1929. Fille d’un petit actionnaire et fils d’un puissant capitaliste, Deanie et Bud sont jeunes, beaux, étudiants et amoureux. Mais leurs parents ne les autorisent pas à s’aimer… L’un des chefs-d’œuvre de Kazan, film flamboyant et déchirant par excellence, qui fustige avec férocité les méfaits du puritanisme américain, ses pressions sociales et économiques qui broient l’individu. Warren Beatty et Natalie Wood dont l’élan vital se fracasse contre les convenances, forment à l’écran un des plus beaux duos de l’histoire du cinéma.

SAMEDI 8 MARS

La Belle au bois dormant

Sleeping Beauty

de Clyde Geronimi/ Walt Disney Pictures  | 10h00 au Paderewsksi


USA / 1959 / 1h15 / v.o. s-t. fr / 6 (8)

 

Aurore est belle comme le jour. Ses marraines les fées l’ont parée de tous les atours, mais Maléfique, terrible sorcière à faire trembler les plus téméraires, lui a jeté un sort funeste et seul un baiser d’amour pourra la réveiller de son profond sommeil. Classique entre les classiques, La Belle au bois dormant fait partie de l’inconscient collectif. L’occasion de se replonger dans un monde enchanteur sans second degré, et de constater que la robe d’Aurore tournoie toujours avec autant de grâce.

Pretty Woman

De Garry Marshall | 15h00 au Pathé Galeries


USA / 1990 / 1h59 / v.o. s-t. fr. / 12 (12) / Avec Richard Gere, Julia Roberts, Jason Alexander

 

Un riche homme d’affaires à qui tout sourit, s’ennuie ferme dans une existence mondaine réglée comme du papier à musique. C’est alors que surgit dans sa vie une jeune prostituée dont la spontanéité, loin des sourires compassés auxquels il est habitué, le fait chavirer. Comédie romantique de la plus pure expression, Pretty Woman, remplit parfaitement son contrat. Et sa grâce doit beaucoup à Julia Roberts qui cache derrière la grossièreté de son argot, l’infinie délicatesse d’une femme qui tombe amoureuse.

The Piano (1988)

La Leçon de piano

de Jane Campion | 17h30 au Pathé Galeries


Australie, Nouvelle-Zélande, France / 1992 / 2h01 / v.o. s-t. fr. / 12 (12) / Avec Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill

Présenté par Patrice Leconte

 

Nouvelle-Zélande, vers 1860. La jeune veuve Ada débarque avec sa fille de neuf ans pour être mariée à Alistair, un colon. Etant muette, son piano est son seul moyen d’expression, avant qu’elle ne découvre l’amour dans les bras de Baines … Jane Campion met en scène une passion dévorante dans un monde primitif et sensuel. Une œuvre d’un romanesque étrange et tumultueux, à la mise en scène ample, violente et inspirée. Le film remporte au Festival de Cannes une Palme d’or (faisant de Jane Campion l’unique femme à l’avoir reçue) et un prix d’interprétation pour Holly Hunter, suivis de trois oscars.

William Shakespeare’s Romeo + Juliet

De Baz Luhrmann | 18h00 au Pathé Flon


Etats-Unis – Mexique – Australie / 1996 / 2h / v.o. s-t. fr. / 12 (14) / Avec Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo

 

Transposition rock du chef-d’oeuvre de Shakespeare, Roméo+ Juliet met en scène la haine dévastatrice de deux familles: les Montaigue et les Capulet ainsi que l’amour fou et sacrifié de deux jeunes innocents. Si Baz Lurhrman déplace les amants de Verone à L.A. dans des familles d’industriels, il conserve néanmoins une partie du texte original. Le choc produit par les mots de Shakespare prononcés dans l’univers du film, saturé par les images télévisuelles, permet tout à la fois de goûter à l’universalité du texte et de (re)plonger dans la frénésie des nineties.

Sunrise: A Song of Two Humans (1927)

L’Aurore – Le Chant de deux humains

De Friedrich Wilhelm Murnau | 18h30 au Cinématographe


USA / 1927 / 1h34 / v.o. s-t. fr / 10 (14) / Avec George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston

 

Séduit par une vamp, un paysan part pour la ville avec sa femme, qu’il projette de noyer en route… Hollywood donne carte blanche au «German Genius» et y gagne un chef-d’œuvre absolu dont les tableaux illustrent la lente prise de conscience du héros. Un homme, une femme, la campagne, une ville, la nature, les machines, la nuit, le jour, l’ombre, la lumière: tout est réduit à sa signification la plus universelle par une science de l’éclairage et une puissance évocatrice étourdissante des images. Prolongements des moindres frémissements de l’âme, elles haussent Sunrise au niveau de la poésie pure.

In the Mood for Love

De Kar-Wai Wong | 21h00 au Cinématographe


Hong Kong – Chine / 2000 / 1h38 / v.o. s-t. fr / 16 (16) / Avec Tony Leung, Maggie Cheung, Ping Lam Siu

 

Hong-Kong 1962. M. Chow et Mme Chan habitent le même immeuble. Découvrant que leurs conjoints respectifs ont une aventure ensemble, ils se rapprochent et leur amitié consolatrice se mue en une irrésistible attraction. D’une histoire vieille comme le monde, Wong Kar-Wai réalise un film d’une telle beauté, qu’il semble être le premier à la raconter. Les corps filmés au ralenti se frôlent, se cherchent mais jamais ne s’étreignent au son d’une valse envoûtante, faisant d’In the Mood for Love un des plus beaux films d’amour jamais tourné.

DIMANCHE 8 MARS

La Reine Margot

De Patrice Chéreau | 10h00 au Paderewski


France – Allemagne-Italie / 1994 / vf / 16 (16) / Avec Isabelle Adjani, Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Vincent Perez

Projection suivie d’une conversation avec Danièle Thompson, Pascal Greggory et Vincent Perez, animée par Chicca Bergonzi

 

Pour réconcilier protestants et catholiques, Catherine de Médicis marie sa fille Marguerite de Valois, dite Margot, au roi Henri de Navarre. Intrigante invétérée, elle ordonne pourtant le massacre de milliers de protestants la nuit de la Saint-Barthélemy … Budget le plus élevé de l’histoire du cinéma français à son époque, cette adaptation du roman d’Alexandre Dumas, prend peu à peu la direction du film intimiste. Un véritable choix de la part de Patrice Chéreau, qui souhaitait «raconter l’histoire d’une famille monstrueuse à l’intérieur de laquelle tous les crimes restent impunis».

HER

De Spike Jonze | 12h30 au Pathé Galeries


Etats-Unis / 2013 / 2h06 / v.o. s-t. fr / 12 (16) / Avec Joaquin Phoenix, Scarlett Johansson, Amy Adams

 

Après une déception amoureuse, Theodore Twombly tente de retrouver goût à la vie. Il découvre alors un curieux programme informatique lui permettant de s’adresser à une voix féminine qui lui répond: Samantha, dotée de la divine voix de Scarlett Johansson. Véritable pari de mise en scène, Her parvient à rendre sensuel l’amour d’un homme et d’une intelligence artificielle. A la sortie du film, l’anticipation bien que crédible, était un peu farfelue. Aujourd’hui, alors que les commandes vocales aux timbres suaves sont partout, elle résonne avec une brûlante pertinence.

Dangerous Liaisons (1988)

Les Liaisons dangereuses

De Stephen Frears | 15h00 au Pathé Galeries


USA/1988 / 1h59 / vo.st-fr / 14 (14) / Avec Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer

 

A la fin du XVIIIe siècle, la marquise de Merteuil demande à son ancien amant le vicomte de Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges qui doit épouser son ex-favori… Une adaptation iconique du roman de Choderlos de Laclos dans laquelle les jeux de l’amour ne sont jamais le fait du hasard. Le charme pervers de John Malkovitch excelle au service de la vengeance fomentée par la volcanique et néanmoins glaciale Glenn Close. Stephen Frears dévoile l’étendue de son talent en alliant des décors et des costumes d’exception à un superbe travail de la lumière et du cadre.

Out of Africa (1985)

De Sydney Pollack | 17h30 au Pathé Galeries


USA/1986 / 2h41 / vo.st-fr / 12 (12) / Avec Meryl Streep, Robert Redford, Klaus Maria Brandauer

 

Kenya, 1914. Karen rejoint le baron von Blixen, qu’elle a épousé sans amour, et déchante vite face à la société coloniale. Elle est irrésistiblement attirée par le chasseur d’éléphants Hatton… Sydney Pollack donne à cette histoire d’amour sept fois oscarisée, le souffle des grands espaces et la sauvage sensualité de l’Afrique. Et réussit l’exploit de faire d’une simple scène de shampoing entre Meryl Streep et Robert Redford, un sommet d’érotisme cinématographique.

When Harry Met Sally (1989)

Quand Harry rencontre Sally

De Rob Reiner | 18h00 au Pathé Flon


USA/ 1989 / 1h35 / vo.st-fr / 12 (12) / Avec Billy Crystal, Meg Ryan, Carrie Fisher

Présenté par Bertrand Blier

 

Harry et Sally s’entendent comme chien et chat. Après leurs études, ils se perdent de vue et ne se revoient que cinq ans plus tard, par hasard. Chacun a fait sa vie, ils se sont fiancés. Cinq ans passent encore et leurs chemins se croisent à nouveau alors que tous deux sortent d’une rupture. Dans cette étape difficile, ils se rapprochent sans se l’avouer… Le jeu de l’amitié et du désir interprété avec finesse par une Meg Ryan aussi fragile que mutine et un Billy Crystal à fleur de peau dans un film au charme fou, qui navigue entre humour et romance.

Pandora and the Flying Dutchman

Pandora

De Albert Lewin | 18h30 au Cinématographe


USA / Royaume Uni /1951 / 2h02 / vo.st-fr / 12 (12) / Avec Ava Gardner, James Mason, Nigel Patrick

 

Une chanteuse dont le pouvoir de séduction conduit ses adorateurs au suicide s’enflamme pour un mystérieux navigateur hollandais… Albert Lewin réunit avec audace le mythe grec de Pandore et celui du Hollandais volant dans une mise en scène somptueuse et extravagante. Le portrait de Pandora commandé par le cinéaste à Man Ray embrase l’image Technicolor de ce film fantastique qui fascina tant les surréalistes. Ava Gardner en est sans conteste la flamboyante prêtresse.

Eternal Sunshine of Spotless Mind (2004)

De Michel Gondry | 21h00 au Cinématographe


USA / 2004 / 1h48 / v.o. s-t. fr. / 10 (14) / Avec Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst

 

L’amour s’est enfui, mais les souvenirs restent. Lorsque Joel et Clementine se séparent, celle-ci recourt au procédé «Lacuna» pour effacer de sa mémoire tout ce qui lui rappelle leur tumultueuse histoire d’amour… Avec ce deuxième film, Michel Gondry, bricoleur d’images et de sons, artisan du cinéma et clippeur français, installe son univers singulier à la marge d’Hollywood. Renonçant aux effets numériques au profit de trucages classiques, cherchant à représenter des structures oniriques décalées, il s’amuse et se sent manifestement à l’aise pour entraîner ses personnages dans une totale confusion.

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